Top 10 des meilleures séries de 2019

Retour sur une année riche du petit écran !

The Crown (saison 3)

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L’une des séries les plus attendues de cette année mais aussi l’une des plus chères de l’histoire. Netflix se devait de ne pas décevoir et c’est ainsi chose faite. The Crown troisième du nom devait relever deux défis de taille : réussir à passionner les foules pour une partie de l’histoire britannique méconnue (entre la fin de Churchill et l’arrivée de Diana) tout en renouvelant intégralement son casting, saut dans le temps oblige. The Crown relève haut la main le challenge du casting en choisissant Helena Bonham Carter comme nouvelle Margaret ainsi que la brillante Olivia Colman, oscarisée un an plus tôt pour La Favorite, pour incarner Elizabeth II. L’actrice s’y révèle bouleversante dans les rares moments d’émotion que s’autorise la Reine. Mention spéciale également à Josh O’Connor, incroyable Prince Charles de cette saison 3. En terme d’intrigue, la série livre une fois encore quelques histoires magistralement mises en scène telles que la catastrophe d’Aberfan. Une saison 3 toujours aussi soignée que les deux premières en somme.

 

Sex Education (saison 1)

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Comment attirer les jeunes, public phare de la plate-forme Netflix ? En parlant de sexe. Comment instruire ce public en même temps ? En parlant intelligemment de sexe. C’est le pari brillamment relevé par la série britannique qui aborde sans détour et sans artifice la sexualité des adolescents alors que le fils d’une sexologue réputée commence à distiller des conseils à ses camarades de lycée. Une série drôle, fine, interprétée avec conviction par une bande d’ados qui y croit, pour l’avoir elle-même vécue. Jamais le sexe n’aura été aussi crédible sur le petit écran.

 

Mytho (saison 1)

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Seule série française de ce top mais pas des moindres. Tout d’abord diffusée sur Arte et désormais disponible sur Netflix, Mytho suit le quotidien d’une mère de trois enfants délaissée par sa famille et son mari. Suite à un enchaînement improbable d’événements, elle finit par faire croire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer du sein. Constamment entre deux tons, la série se veut à la fois légère mais aussi profondément cynique. Une réflexion appuyée sur la charge mentale qui pèse sur les mères de famille. Marina Hands s’y révèle particulièrement brillante. Une vraie réussite à la française.

 

His Dark Materials : A la croisée des mondes (saison 1)

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Après une adaptation cinéma catastrophique en 2007, la série de romans His Dark Materials de Philip Pullman renaît sur petit écran cette fois. Supervisée par l’auteur en personne, l’adaptation fait cette fois-ci mouche et parvient à donner vie avec justesse à l’univers très riche des romans. On y suit Lyra, une orpheline vivant à Oxford, qui part à la recherche d’enfants enlevés et prend conscience des terribles secrets dissimulés par le Magisterium, faction armée de l’Eglise qui contrôle la société. Avec au casting Dafne Keen, révélée dans Logan, Ruth Wilson et James McAvoy, la série réussit son pari et plonge le spectateur dans une folle aventure, aussi passionnante que dangereuse, sans jamais céder à la facilité de la fantasy pour pré-ado. Brillant.

 

Chernobyl

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Unanimement acclamée par la critique, Chernobyl est la série que l’on n’avait pas vue venir. En prenant pour cadre l’une des plus grandes catastrophes nucléaires de notre histoire, les créateurs ne s’y sont pas trompés et livrent une fresque palpitante, pointant du doigt les défauts de l’administration soviétique qui aura laissé la situation se dégrader bien trop longtemps avant d’intervenir. Une mini-série incroyable qui retrace le parcours de héros à différents échelons, des scientifiques aux techniciens, alors que tous tentent de survivre dans l’enfer radioactif. Réalisation soignée et casting parfait sont aussi au rendez-vous de cette mini série qui aura su, l’espace de quelques épisodes, passionner les spectateurs pour une histoire dont ils croyaient connaitre le fin mot.

 

The Boys (saison 1)

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Comment se démarquer des autres séries de super héros DC qui pullulent sur la CW ? Les créateurs de The Boys ont ici pris le risque de montrer l’envers du décor en faisant de héros adulés une belle bande de raclures, aussi vulgaires qu’insensibles, indifférents au sort de l’humanité tant que leur image est protégée. Une oeuvre aussi gore qu’hilarante, qui fait feu de tout bois en se moquant du culte de l’image qu’engendrerait une équipe type Avengers et le merchandising qui existe autour. Une décontraction en règle de l’image d’Epinal des super héros, qui n’omet pas de s’inclure dans un contexte hyper contemporain en montrant dès l’épisode 1 une scène (spoiler) d’abus sexuel commise par l’un des héros sur une nouvelle arrivante, ou comment les puissants usent et abusent de leur influence. Brillant de bout en bout.

 

Fleabag (saison 2)

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Phoebe Waller-Bridge aura pris son temps pour livrer la suite des aventures de Fleabag, cette trentenaire déglingos coincée entre son café refuge pour cochons d’Inde et sa famille un tantinet dérangée. Mais l’écriture est au rendez-vous et Waller Bridge livre une version encore plus aboutie du portrait brossé en saison 1. A travers son histoire d’amour impossible avec un prêtre, c’est toute une génération que Fleabag incarne, les trentenaires coincés entre maturité et adolescence, qui refusent de grandir par peur de vieillir. Drôle, incisive, percutante, et terriblement britannique, Fleabag fait souffler un vent de fraicheur sur la comédie, montrant qu’on peut faire rire en évitant les clichés grossiers du genre.

 

Years and years

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La fin du monde n’est qu’une question d’années. Voilà grosso modo le propos de cette série qui suit une famille du Royaume-Uni avec pour point de départ l’année 2019, qui assiste impuissante, comme le spectateur, à l’effondrement du monde moderne sur plusieurs années, toutes ponctuées événements majeurs qui ne sont que des extrapolations très (trop) crédibles des événements que nous vivons actuellement. Ajoutez à cela une critique acerbe des partis populistes et l’une des réflexions les plus abouties de ces dernières années sur le crise des migrants et vous obtenez cette dystopie terriblement réaliste et réussie du premier au dernier épisode.

 

Euphoria (saison 1)

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Odyssée dark de ce cru 2019, Euphoria est un portrait sans fard d’une adolescence perdue, noyée dans les apparences, accro à tout ce qui lui permet d’oublier l’espace d’un instant la vacuité d’un monde auquel elle ne croit plus. Sans fard mais pas sans artifices. Et c’est là le génie de cette série qui jusque dans sa réalisation, ultra maniérée et artificielle, s’échine à mettre en lumière le côté obscur de la jeunesse passive. Drogues, réseaux sociaux, porno… tout y passe. Cela donne un concentré indigeste mais nécessaire de violence, aussi bien psychique que physique et sexuelle, de beauté et de pragmatisme dans lequel Zendaya brille littéralement. Une série sur le fléau des addictions modernes, difficile mais indispensable en pleine révolution sexuelle.

 

Succession (saison 2)

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Série assez anonyme en France pour l’instant, Succession est pourtant l’un des objets sériels les plus fascinants de ces dernières années. Créée par Jesse Armstrong, sur le papier, la série a tout du soap opera à la Dynastie. On y suit les relations tendues entre un patriarche, responsable d’une entreprise tentaculaire, et ses quatre enfants qui se chamaillent évidemment sur l’héritage à venir. Mais Succession est bien plus que cela. Véritable fresque politique d’une époque et d’un système, elle s’échine à montrer, au delà de toutes les idées reçues du genre, que derrière l’argent se cache toujours un homme ou une femme, avide, généreux, manipulateur ou bien intentionné. Un jeu de pouvoir à la House of Cards, capable de se réinventer en permanence et de surprendre le spectateur à chaque instant. Un régal pour les yeux, à découvrir de toute urgence.

 

Watchmen (saison 1)

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Adaptation sérielle du comic book, réputé inadaptable d’Alan Moore, Watchmen version 2019 fait indirectement suite à l’excellent film de Zack Snyder sorti en 2009. Damon Lindelof, génie du petit écran, à qui l’on doit notamment Lost et The Leftovers, décide de prolonger l’univers Watchmen en créant une histoire contemporaine, toujours inscrite dans la dystopie imaginée par Moore. A la fois riche et complexe, la série profite de son renouveau pour mettre en avant des thèmes ultra contemporains tels que les violences raciales, en plaçant une secte de suprémacistes blancs au cœur de cette nouvelle intrigue. On y retrouve des personnages familiers, tels que Dr Manhattan ou Ozymandias, et d’autres nouveaux comme Angela aka Sister Night, magistralement interprétée par Regina King. A voir pour l’épisode 6, impérieux.

 

Mentions spéciales :

Unbelievable (Netflix)

Les Sauvages (Canal +)

 

Nominations séries aux Golden Globes :

Meilleure série dramatique

Big Little Lies
The Crown
Killing Eve
The Morning Show
Succession

Meilleure actrice dans une série dramatique

Jennifer Aniston (The Morning Show)
Olivia Colman (The Crown)
Jodie Comer (Killing Eve)
Nicole Kidman (Big Little Lies)
Reese Witherspoon (The Morning Show)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Brian Cox (Succession)
Tobias Menzies (The Crown)
Billy Porter (Pose)
Kit Harington (Game of Thrones)
Rami Malek (Mr. Robot)

Meilleure série comique ou musicale

Barry
The Politician
Fleabag
La méthode Kominsky
The Marvelous Mrs. Maisel

Meilleure actrice de comédie ou de série musicale

Christina Applegate (Dead to Me)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag)
Nastasha Lyonne (Poupée russe)
Kirsten Dunst (On Becoming a God in Central Florida)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)

Meilleur acteur dans une série comique ou musicale

Michael Douglas (La méthode Kominsky)
Bill Hader (Barry)
Ben Platt (The Politician)
Paul Rudd (Living With Yourself)
Ramy Youssef (Ramy)

Meilleure mini-série ou meilleur téléfilm

Catch-22
Chernobyl
Fosse/Verdon
The Loudest Voice
Unbelievable

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Helen Mirren (Catherine the Great)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)
Merritt Weaver (Unbelievable)
Kaitlyn Dever (Unbelievable)
Joey King (The Act)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Sam Rockwell (Fosse/Verdon)
Russell Crowe (The Loudest Voice)
Jared Harris (Chernobyl)
Christopher Abbott (Catch 22)
Sacha Baron Cohen (The Spy)

Meilleure actrice dans un rôle secondaire dans une série, mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Helena Bonham Carter (The Crown)
Toni Collette (Unbelievable)
Meryl Streep (Big Little Lies)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un rôle secondaire dans une mini-série ou un téléfilm

Alan Arkin (La méthode Kominsky)
Kieran Culkin (Succession)
Andrew Scott (Fleabag)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Henry Winkler (Barry)

 

La Chouve

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