X-Men : Dark Phoenix, peut mieux faire

L’arc du Phoenix, alter ego « maléfique » de Jean Grey, semble difficile à adapter au cinéma. Après un premier essai plutôt raté en 2004 avec X-Men : L’affrontement final, la Fox retente le coup avec le casting nouvelle génération, issu de X-Men : First class. On retrouve donc James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence et Nicholas Hoult, suivi des autres membres arrivés plus tard dans la saga comme Tye Sheridan ou Sophie Turner, qui incarne Jean Grey.

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C’est donc sur les épaules de la jeune actrice de Game of Thrones que repose quasiment l’intégralité du film, qui avait déjà montré son talent dans le très moyen X-Men : Apocalypse. Peut-être est ce pour cette raison que les autres acteurs semblent beaucoup moins impliqués, ou alors sentent-ils venir la fin annoncée de leur contrat. Toujours est-il que la troupe originale se révèle quelque peu à côté de la plaque, ce qui nuit inévitablement au film. Heureusement, Sophie Turner et la nouvelle venue Jessica Chastain (qui interprète l’antagoniste du film) sauvent le tout en formant un duo très impliqué et diablement convaincant. Mention spéciale au look glacial de Jessica Chastain, terrifiante en blonde platine. Le film réussit plutôt bien sa transition post-MeToo, en mettant en valeur des femmes fortes qui assument leurs instincts plutôt que de les refouler, dans une belle cohérence à défaut de subtilité (cf la remarque de Mystique sur le fait de rebaptiser le groupe X-Women).

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Au-delà de ça, le film souffre d’un vrai problème de rythme sur les premiers temps. Les morceaux s’enchainent sans vrai ligand et le tout paraît un peu désincarné. La première partie est presque sans aucun intérêt, parce que trop molle pour captiver. Fort heureusement, le film se rattrape dans sa deuxième partie, avec une séquence d’attaque de train rondement menée, fluide, et visuellement assez impressionnante. La réalisation est plus soignée qu’à l’accoutumée (plans serrés, éclairages variés..) même si le film reste de facture très classique. Reste à souligner le travail sur la BO d’Hans Zimmer, qui livre une partition assez accrocheuse et réussie (fait rare dans les films de ce genre). Le final enfin fait un clin d’œil à son prédécesseur, que le film aura certes surpassé en terme de qualité, mais de peu.

Mathias Chouvier

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