Top 10 des meilleurs films de 2018 par la Rédaction de Salles Obscures

Alors que la période des cérémonies vient de s’achever, Oscars, Césars et compagnie ont récompensé les meilleurs films de l’année écoulée. La Rédaction de Salles Obscures revient pour vous sur les meilleurs films de 2018, en toute subjectivité bien sûr.

10 – Spider-Man : New Generation 

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Attendu comme le messi par les fans de l’homme araignée, les plus sceptiques pensaient ses aventures usées jusqu’à la corde. Quelle erreur ! Cette nouvelle version animée de Spider Man explore des thèmes résolument modernes, en introduisant une diversité sans précédent dans l’univers des super héros, le tout servi par une réalisation extrêmement soignée trop rare dans l’animation mainstream. 

9 – Une Affaire de famille 

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Palme d’Or au Festival de Cannes 2018, le film suit l’histoire d’une drôle de famille qui survit grâce au vol à l’étalage, chamboulée par l’arrivée d’un nouveau membre. Mise en scène épurée, quasi documentaire, du japonais Kore-eda, le film se veut une réflexion sur les liens familiaux autant qu’une fable sociable sur la vie au Japon. Surprenant et bouleversant. 

8 – Three Billboards : Les panneaux de la vengeance

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Largement récompensé par les Golden Globes et les Oscars (Meilleure actrice pour Frances McDormand), le film raconte le combat d’une mère pour retrouver le meurtrier et violeur de sa fille, mais surtout pour pousser la police à progresser dans son enquête. Avec son casting impeccable, le film est impressionnant de justesse. Un véritable uppercut, teinté de violence et d’humour noir, qui met en lumière l’Amérique des oubliés. 

7 – The House that Jack built

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Marquant le retour du réalisateur danois à Cannes après son exil forcé, suite à ses propos polémiques sur les nazis, le film suit le parcours d’un tueur en série avec toute la violence et le malaise que l’on connaît à Lars Von Trier. Mais au-delà de ça, The House that Jack built est aussi une réflexion sur la création artistique, un film méta dans lequel LVT réfléchit sur sa propre oeuvre autant que sur l’art en général. Certains trouveront ça indigeste, mais pour nous Lars Von Trier est de retour à son meilleur niveau. 

6 – Le Grand Bain

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Littéralement boudé aux Césars (plus de 10 nominations pour 1 seul prix remporté), le film de Gilles Lellouche méritait sans doute mieux tant il a fait l’effet d’une bouffée d’air frais sur la comédie française. Drôle sans être lourd ou taper sur une minorité (Cc Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu), servi par un casting XXL (Canet, Amalric, Efira, Poelvoorde pour ne citer qu’eux), le film bénéficie en plus d’une réalisation extrêmement soignée que l’on n’attendait pas forcément de Lellouche. Mais le succès public et critique du film aura sans doute noyé l’amertume, bien que le fameux « César du public » ait été attribué (malheureusement) aux Tuches 3.

Lisez notre critique complète ici : https://sallesobscuresassas.wordpress.com/2018/10/26/critique-le-grand-bain/

5 – Les Frères Sisters 

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Audiard est de retour, et pas forcément là où l’on attendait. En signant un western sur une fratrie faisant le sale boulot d’un commodore, le réalisateur français choisit d’explorer les relations qui lient deux frères qui prennent des chemins différents. Un film plus sensible qu’il n’y paraît, qui marque le retour du réalisateur au sommet de son art. La réalisation est sublime, et pour une fois les Césars ne s’y sont pas trompés en le couronnant meilleur réalisateur. 

4 – Moi, Tonya

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Sous la forme d’un faux documentaire, Craig Gillespie dresse le portrait la patineuse Tonya Harding, qui avait fait la une de la presse en son temps, accusée d’avoir fait frapper sa concurrente Nancy Kerrigan. A partir de ce fait divers surprenant, le film dévoile le parcours tragique d’une patineuse à qui les professionnels n’auront jamais vraiment laissé sa chance, malgré son talent indéniable (elle sera la première à réussir un triple axel, dans une scène brillamment réalisée). Particulièrement bien construit, le film montre surtout à quel point les barrières sociales et l’entourage toxique auront conduit Harding dans une spirale infernale. Edifiant. 

3 – Call me by your name 

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Luca Guadagnino a envouté les spectateurs avec sa romance estivale sur fond d’Italie bucolique. Le film, jamais niais, vaut surtout pour l’alchimie entre ses deux acteurs principaux, Timothée Chalamet (nommé à l’Oscar du meilleur acteur pour son premier rôle principal) et Armie Hammer, et la réalisation haute en couleur de Guadagnino qui filme la campagne italienne comme personne. Jamais un film ne nous aura autant donné envie d’apprendre l’italien ou d’acheter une résidence secondaire en Toscane. Une réussite. 

2 – L’île aux chiens 

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Véritable ovni dans le monde de l’animation, « L’île aux chiens » ne pouvait qu’être un film de Wes Anderson. Avec un casting voix exceptionnel, aussi bien en version originale que française, le film est une véritable ode à l’optimisme, une aventure hors du commun et passionnante, esthétiquement irréprochable. La réalisation est, comme toujours chez Anderson, brillante et bourrée de trouvailles qui donnent une qualité d’animation saisissante. 

1 – Green Book

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La rédaction de SO a décidément eu le nez creux cette année puisque notre film préféré vient de remporter l’Oscar du meilleur film. Réalisé par Peter Farrelly, plutôt habitué aux comédies potaches, le film suit le parcours d’un pianiste noir et de son chauffeur blanc, dans l’Amérique ségrégationniste. Véritable récit initiatique, le spectateur voit les deux personnages apprendre l’un de l’autre et grandir, pour délivrer un message fort sur le racisme, sous couvert de légèreté. Servi par un casting impeccable (l’inimitable Viggo Mortensen et Mahershala Ali), le film est une ode à la tolérance qui évite judicieusement tous les clichés. 

Lisez notre critique complète ici : https://sallesobscuresassas.wordpress.com/2019/02/24/green-book-retour-sur-lun-des-favoris-aux-oscars/

Mathias Chouvier

 

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